Prix du M² à Paris : où en est la baisse des prix de l’immobilier?

12 mar

Après l’envolée des prix et un record du prix au m² à Paris,  atteint fin 2011, qu’en est-il du marché immobilier parisien ? Entre les nouvelles mesures fiscales, la suppression du PTZ Plus dans l’ancien qui, en 2011, a permis à plus de 40% des acheteurs dans l’ ancien de boucler leur financement, la remontée des taux de crédit (même si elle reste faible), le tout sur un fond de morosité et d’inquiétude liées à la crise que nous traversons, on peut sans grand risque pronostiquer que l‘évolution à la hausse des prix de l’immobilier est bien dernière nous. Mais peut-parler d’un retournement du marché ?

Des délais de vente qui s’allongent

A Paris, dans l’ancien, un allongement des délais de vente avait déjà été constaté lors du dernier trimestre 2011, passant de 40 à 50 jours. Et les délais se sont encore allongés en janvier.


Mais en ce début d’année, le changement le plus marquant est le volume des ventes enregistrées. Selon les notaires d’Ile-de-France, les ventes qui avaient déjà  baissé de 10% fin 2011, ont encore diminué de 7 à 8% en ce début d’année. Des visites, mais peu de transactions et un stock de biens à vendre qui augmente : « Depuis septembre, à Paris, ils ont augmenté de 20%, constate Christophe du Pontavice, PDG d’ Efficity ».

Mêmes inquiétudes dans le neuf. Entre le coup de rabot donné au dispositif Scellier dont l’avantage fiscal tombe à 13% du prix du bien contre 22% auparavant, la hausse des prix du neuf (6 à 7% par an) alors que les loyers stagnent, ce type d’investissement est beaucoup moins rentable. Résultat, sur les deux premiers mois de l’année, les investisseurs qui représentaient une vente sur deux en 2011, n’en représentent plus qu’une sur cinq en 2012 !
Les promoteurs s’adaptent à cette nouvelle donne, chacun à leur manière. Certains annulent purement et simplement certains programmes, d’autres envisagent une baisse des prix (5%) en réduisant leurs marges et le prix des terrains, et il y a ceux qui comme Kaufman & Broad innovent et lancent un « nouveau concept d’appartement, 25% moins cher » qui, selon toute vraisemblance, devrait faire école.

Une baisse des prix inéluctable, mais pas de krach immobilier en vue

Dans le neuf comme dans l’ancien, les vendeurs ont tout intérêt à prendre la mesure des changements intervenus et à accepter des prix négociés à la baisse. Car l’époque où tout se vendait à n’importe quel prix semble bien être révolue.
Si plusieurs économistes s’accordent pour dire que les prix de ces dernières années étaient surévalués de 20 à 25%, doit-on penser que les prix vont chuter dans les mêmes proportions ? C’est peu probable.
Les professionnels tablent sur une baisse des prix immobiliers progressive, de 5 à 10%. Essaient–ils de se rassurer ? Sans doute, mais pas que… Les facteurs sociologiques et démographiques vont dans le même sens : l’augmentation des divorces et celle du nombre de personne vivant seule, une démographie dynamique… La fin de la crise du logement n’est pas pour demain. Et la demande de logement restera soutenue pour les années à venir.

Reste une inconnue : l’attitude des banques et l’évolution des taux de crédit sont des facteurs qui pèseront lourd dans l’évolution du marché.
Pour l’instant il semble que tout concoure à ce que le marché puisse atterrir en douceur. Mais la situation reste fragile.

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One Response to “Prix du M² à Paris : où en est la baisse des prix de l’immobilier?”

  1. Biens immobiliers de prestige 15 juin 2012 at 12 h 59 min #

    C’est vrai, les vendeurs rechignent a vendre à la baisse un bien qu’ils ont acheté au prix fort il y a quelques années. De plus, les acquereurs potentiels préferent attendre la baisse des prix de l’immobilier tant annoncée, et également les reformes fiscales prevues par le nouveau gouvernement. Le marché aujourd’hui semble donc comme paralysé.

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