Evolution des prix immobiliers : le m² à Paris bat un nouveau record !
29 fév
Avec un prix médian de 8.390€ le m² au quatrième trimestre 2011, Paris bat un nouveau record. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par les notaires. Avec 50% d’augmentation, voire plus (76% en 5 ans dans le 7e !), sur les 5 dernières années, le marché continue, en apparence, à très bien se porter.
Comparé au dernier trimestre 2010, le 4ème trimestre 2011 accuse une hausse des prix de 14,7 % sur un an. Les trois arrondissements où l’évolution des prix immobiliers s’est traduite par une nette progression dans le 4e (+20%), le 3e (+19,2%) et le 9e (+18,8%), alors que le 1er (+10,4%), le 10e (+11,6%) et le 5e (+12,2%) sont les arrondissements qui ont enregistré la plus faible hausse.
Ces chiffres cachent une réalité qui doit être nuancée.
La bonne tenue du marché est due essentiellement aux résultats du 1er semestre.
La hausse des prix comme le nombre de transactions ont nettement ralenti au 4e trimestre, en particulier au cours des deux derniers mois. La hausse constatée sur l’année s’est en réalité faite au cours du 1er semestre.
Quant au volume des transactions réalisées à Paris, sur l’ensemble de l’année 2011, il est en net recule, affichant pour Paris, une baisse de 10% par rapport à 2010. Les notaires relativisent et expliquent cette baisse du volume des transactions par les conditions particulières du marché en 2010, dopé par « de nombreux achats d’anticipation pour bénéficier de mesures arrivant à leur terme ou modifiées à la fin 2010.»
Baisse probable en 2012
Au vu des avant-contrats signés, les notaires estiment que l’évolution des prix immobiliers devrait se traduire par une baisse «de l’ordre de 1% dans Paris pendant les trois premiers mois de l’année. Et cette baisse se poursuivra au début du printemps». Ils pronostiquent une baisse des prix 5% à 10% en 2012. Mais ils restent sceptiques quant à une baisse durable des prix sauf à ce qu’il y est une accélération de la production de logements neufs pendant plusieurs années.
L’inquiétude des ménages qui voient la situation économique se dégrader, des revenus qui stagnent, la fiscalité qui s’alourdit, conjugués aux prix élevés de l’immobilier, aggravé par un resserrement des conditions d’accès au crédit et la suppression du PTZ Plus dans l’ancien, devraient nécessairement impacter la demande et faire baisser les prix. Mais quand et de combien ?
Selon Empruntis, une baisse de 10% permettrait de resolvabiliser 20% des ménages, à condition que les taux restent stables…
L’orientation du marché devrait se dessiner plus clairement après les élections, une fois passée la période d’attentisme observée, tant chez les acquéreurs que chez les vendeurs … Alors rendez-vous en juin pour un nouveau point !
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